Côté Pile de Libé, le portrait d’une personnalité, j’ai déjà lu ceux de Jean Lefebvre, de Bernard Menez et d’Alain Soral. Aujourd’hui, Lolita Pille. Pétasse ? Bonasse ?
Gamine imbaisable (boulotte, petits nichons, une peau de métèque) qui baise à tout va car est toute ouverte, toujours, comme un rebeu de l’Est parisien qu’elle méprise tant.
Qui se ressemble s’assemble prétendait Homère, c’est ça, oui. Mais ici, le mimétisme est social, toujours la bonne lutte des classes ! La thunée contre l’infortuné.
Pourtant comme je disais, elle vaut bien la pute de Pigalle ou le basané ouvert 24/24.

J’avais justement tenu son objet imprimé la veille en achetant des livres à Virgin (Grands boulevards). J’ai aimé le format du livre. J’ai lu un passage, l’héroïne sort du " Queen " et gémit que tous les mecs bandent pour son trou… Gamine, oui, c’est bien ça, petite fille, facile du vagin, quand on n’a pas la grâce, il reste la souillure.

Hier, j’ai donc acheté des livres, "De la fellation ", " À part moi, personne n’est mort " et " Anissa Corto " en poche Donald.
J’ai commencé le livre de Gunzig, que dire ? ça se lit, mais la quatrième est bien trompeuse !
Ce midi, j’ai acheté à la FNAC, " Paradoxia " de Lydia Lunch en deux exemplaires, un pour une amie, un pour moi. Et un livre ignoble conseillé par une collègue en transe, donc vu que je suis poli, " Push " de Sapphire. Une black. Femme et noire ! Bravo pour ma réputation (fallacieuse) de fasciste misogyne.

Je me rattrape, en réponse à un mail de Sophie Hay qui compassionnait sur les pauvres du monde :
" Brûlons les pauvres dans des camps à ciel ouvert ! "
Et ce n’est pas du Lolita Pille, déconnez pas.

J’ai également commencé une lettre à l’intention de Patrick Besson, en réponse à son article sur Beloukia et Drieu dans le Fig littéraire. Article que m’avait gentiment transmis Pascal hier soir à la Pointe Lafayette, bar que j’ai trouvé du premier coup en venant à pied des Grands Boulevards. Mon sens de l’orientation se peaufine de jour en jour.

Après avoir lu pas mal de Cioran ces derniers temps, je me plonge dans les rares écrits de Jacques Rigaut, le personnage inspirant le livre qui dépassait de la poche de Pascal hier soir, " Le feu follet ". Je pense que ce rare bouquin de Drieu qui est aimé de tous le doit pour l’essentiel à l’adaptation cinématographique de Louis Malle. Aimant Drieu, comme Nimier qui a écrit le scénario d’un " Ascenseur pour l’échafaud ". Drieu, Nimier, Malle. Jolie triplette, n’est-ce pas ?
Rigaut suicidé, comme Drieu, mais aussi comme Jacques Vaché (le "Rigaut" d’Aragon ). D’ailleurs, j’ai été tenté d’acheter une réédition des lettres de guerre de Vaché. Je passerai la tentation la prochaine fois.
Littérature et suicide. Pensée et suicide. Y a que les bêtes qui attendent la mort. Non ?