" Le hasard, au placard. Qu’il se dépatouille avec les cintres ! "

Je suis dans le bus, mon téléphone n’a presque plus de batterie. Et j’ai cassé le câble du chargeur. Je pense appeler Juliette, maintenant que je suis sûr de pouvoir rentrer à bon port. Mais avant j’envoie un léger message à Diane ; je ne peux m’empêcher de penser à la réaction de Marjolaine, de ma prise d’O2.
Le message part. Ça vibre. Le message de bon envoi. Non. Un appel. Juliette. J’ai bien envie de lui crier un " Juliette, je t’aime ". Mais je ne suis pas Hugo. Je pinaille sur cette nouvelle coïncidence.
Moi et mes coïncidences et moi.

Affalé, le dos martyrisé par le vélo et le tennis de la veille, je zappe, sans espoir. " Diane, votre femme, est merveilleuse… merveilleuse ", Le diable par la queue. Jean Rochefort, mari cocufié, n’est pas de cet avis.
Coïncidence… pacotille.

Je poursuis mon zapping tandis que Diane flirtille avec Yves Montand et son accent à l’estragon.
" Diane… " Mark Renton reste pantois devant le taxi, le chauffeur le sermonne. Il monte et s’en suit une partie de galoches digne d’un Thomas.

C’est assez. J’ai été NUL avec cette jeune fille qui a eu la gentillesse de m’attendre seule à même le pavé. Qui comprenne.

J’ouvre un livre, l’un de ceux offerts par Juliette.
La sentence. Là. Impériale.

" La seule victoire contre l'amour c’est la fuite "
Napoléon.

Patapon…