Sébastien, Cyril, Rodolphe, moi & personne d’autre…


Golf sur l’autoroute, un " noir & musulman " a lancé des grenades contre sa propre à l’armée, à la radio, mais il était " coutumier de ce genre d’action ". Il balançait des grenades ici et là depuis pas mal de temps, mais là, ce fut la fois de trop.
Andrew me dépose à Touquin. Mon Mac et ma couette derrière, sous le siège, une conserve de crème à la vanille. Nous avions dormi par terre chez Sébastien, lui avec une jolie emmerdeuse, avec un charmant grain de beauté sur le… comment appelle-t-on cette zone anatomique, au-dessus des seins ?
Il s’était au préalable installé sur une malle métallique, tête et pieds dans le vide, mais c’est un Anglais. Puis, il s’était résigné à finir au sol, c’est un Anglais.
Avec nous, au sol, Renaud, le maudit. Il nous avait quitté en pensant qu’il avait oublié ses clés sur le cadenas de son vélo. Il pense bien, Renaud. Lui, près de moi, moi dans grosse couette, lui sur bout de moquette à maquette.

On roule. Les Anglais se butent les uns les autres, mais ce sont des Anglais. Les Américains n’avancent pas aussi vite ; pour nous faire croire que l’ennemi est bien là ? Ou sont-ils si cons ?
Un pays dit " on est ami ", mais hors de question de passer chez nous… Essentiel dans la suite de conflit. En France, une fois, un homme a dit " on est ami ", mais hors de question de passer par nos territoires non métropolitains. A méditer. Connards !

Andrew me dépose chez moi, et se casse dormir. Cette après-midi, il a une chorégraphie, mais c’est un Anglais.
Je regarde mes mails. Ma drogue. La nécessité. Je regarde la fin de la F1. PSG a gagné. Je fiente sur mon canapé, je farniente telle une vieille pauvre merde.

Sébastien appelle, je passe pour travailler chez toi, et faire du sport ? Ok. Un petit footing… Rodolphe devrait passer pour taper la balle, mais je sens qu’il finira à Coulommiers à mater le match des rugbymen briards. Cyril, lui, bosse, il passera vers 18h30.

Je glande en conversation avec Vanessa… J’écoute en boucle l’album de QRaw, QFuzz et QVoice…

Vanessa a la tendance à m’irriter. Elle donne des leçons. Mais sa fiche de lecture est sympa. Sympa, voilà ce que je ressens à l’idée de finir en papier. Cocotte. J’ai mangé du canard ce midi, chez mémé. Un écrivain parmi 700. Est-ce mieux que…
J’y étais à la foire, j’ai vu…

Sébastien se pointe. J’entends pas sa grosse moto, je roupille sur le canapé. Je baragouine, enfile de vieilles shoes. Et hop, on court, on court, je fais illusion sur trois bornes, hein ?, puis le cœur est over the top, mes chaussures, de la merde, grosses ampoules promises, on court, on court, on fait des pauses, je suis rouge, c’est tout de même con de clamser avec un si joli teint, non ?

Sur le retour, sous l’abri de bus, Dimitri, galérien autoroutier. Il habite à 15 bornes, mais doit prendre un bus sur 30, pour prendre un bus qui le ramènera chez lui. Départ 16h30, arrivée, 20h15.

Sébastien prend une douche dans une douche qu’il adore, c’est moi qui l’aie faite ! Il bosse au soleil, je suis toujours sur mon putain de canapé, douché aussi.
On taffe. NY vs Touquin.

Commander des pizzas. A Faremoutiers. Avant, que font Rodolphe et Cyril. Répondeurs. Je commande. Les deux me rappellent. Je rappelle, un Calzone soufflé. Cyril ne prend rien, il picorera ici et là.

Cyril : " comme les chats de l’Opéra "
Rodolphe : " ah, y a plus la vieille chasse d’eau "
Sébastien : "ouais, mais c’est plus complexe que ça, mououou… "
Moi : " comme en Israël "

On est installés sur la couette d’hier soir, chez Seb, et de ce matin, de la Golf d’Andrew. Coca et bières. Cyril et Seb à la gueuse, nous, au coke. Il fait bon, et calme. On écoute les histoires de Cyril, le roi de la digression. Rodolphe ne peut s’empêcher de se moquer du pauvre dyslexique. Il était à l’hôtel de Disney, avec sa famille, un gain dans un loto, truc du genre. Dormir à l’hôtel à 20 bornes de chez lui ; il est heureux, il a vu des noires dans les couloirs, une piscine minable, des traces de pas de type tombé dans l’eau poursuivi par des vigiles, et ?, manger dans un resto à Val d’Europe. Sa gloire.

Sébastien partira au Japon en octobre, Rodolphe deviendra la plus belle des hôtesses d’accueil à bite (petite), et Cyril, il passera bien en CE1, s’il ne se chie pas dessus.
On évoque, j’évoque, nos souvenirs de chiasse en classe.

Cyril : CE1, Brou-sur-Chantereine
" M’sieur, caca, attends, M’sieur, caca, attends, c’est bientôt la sonnerie, M’sieur, caca, vas-y… Il court vite, véloce, trapu, mais badaboum devant la porte des chiottes. Il lave son slip, l’air de rien.
En classe, le pantalon mouillé commence à coller. Ca sent la merde. Euh non… "

Cyril : Récemment, chiottes turques
" Accroupi, je pousse et je pisse, pas de bruit, je regarde, bizarre, tout dans le short ! "

Moi : CP, Pézarches, Madame Leiris
" Timide, j’ai pas osé demander, je me suis chier dessus. Faut vraiment être une merde pour se chier dessus comme ça. Récréation, je nettoie tout, je lave mon slip. Mais j’ai le froc mouillé et ça pue, ça pue, tant que je finis nu, devant tout le monde, devant lavabos blancs, mes amis devant tourner la tête, ma mère venir apporter des habits propres et secs. Début, de mon enfer. Je n’ai jamais arrêter de chier depuis "

Moi : ce matin, chez Sébastien
" Les intestins qui gargouillent, je lâche quelques perlouses sous ma couette. Tout le monde dort, pas un bruit, une fille dans le lit. J’y vais quand même, je tapisse le fond de papier blanc. Je m’assieds, doucement. Le moindre crissement sur la cuvette résonne dans tout l’appartement, derrière la cloison, Manon dort, je l’entends respirer. Je serre les abdos, la coulée est saccadée, je retiens, gymnastique du sphincter. Je suis tout rouge. Pas un bruit. Je fais couler le robinet, tire la chasse, et je reste dix minutes assis sur le rebord de la baignoire, attendre que l’on oublie mes flocs "

On pense à Cédric qui ne chie que chez lui, un mois à Carnon, nada, l’armée, jamais…

On regarde les photos de la veille, Doudou sur la malle, Renaud couché sur des copeaux de moquette, moi dans grosse couette, Irèné, l’Italienne de Pise, qui a voté Berlusconi (bene), Julie, mignonne, pas en photo, trop grande, le sympathique supporter du Barça, des Israéliennes, belles, mais fortes du popotin, et la bouche saliveuse de Mathias…