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Le
temps des "Jean-Marie".
Il y a des prénoms qui s'imposent comme ça, à des
moments clés de l'Histoire, de l'actualité ou des événements.
Lescure, le bienheureux, pactise avec l'ogre Vivendi et l'ensemble d'un
organigramme broyeur.
Mitterrand, le bienveillant, accompagne la montée d'un orateur
populaire et médiatique impitoyable.
Frankenstein bouffé par sa créature. Adieu Lescure, Adieu
Lionel. On ne joue pas avec des méchants impunément.
Jospin
part, mais les autres restent. Je ne veux pas d'un Fabius, aux mains
rouges contaminées, à Matignon ; je ne veux pas du mépris
de professeur de François Hollande ou de sa greluche qui ne comprennent
rien et montent du doigt des "Français qui n'ont rien saisi
l'importance du premier tour".
Ils ne comprennent pas que leur bilan est catastrophique ; vous aviez
la possibilité médiatique de faire passer votre "message"
; si vous en aviez un.
"Libération" se plaint de l'utilisation de l'insécurité
par Le Pen ; mais les médias dans leur totalité ont joué
le même jeu. Vous êtes coupable aussi.
Jospin joue les martyrs intègres et quitte le monde politique,
après avoir accusé "la démagogie de droite"
et "la dispersion de gauche". Rien de glorieux à ce
jeu de cabot.
Lionel, tu es un con, con car fier et orgueilleux. Tu penses que simplement
partir est un acte de courage et d'honneur ?
Tu n'as pas fait ton autocritique, accepter les événements
et accuser les autres ne sont pas des actes de grande dignité.
Tu n'es pas un nouveau Cincinnatus.
Quel bilan ! De la misère, de la misère et de la misère.
De la peur, toujours de la peur, encore de la peur.
Pascal,
membre actif de réseaux écologistes, homme de raison et
de logique m'exhorte à voter "Chirac" ; sans quoi je
serais un traître.
Lorsque j'étais au RPR, et que j'ai voté Chirac en 1995,
il me qualifiait avec sympathie de fasciste et d'imbécile.
Il est vrai que j'étais "imbécile" et très
vite je m'en suis mordu les doigts d'avoir voté pour un faux
gaulliste, pour une crapule sans nom, un blasphémateur et un
pilleur de tombe.
Alors non, je ne voterai pas Chirac. Ce farfadet qui ose parler d'honneur,
de morale et de sauvegarde de l'intégrité de la République,
refuse le débat républicain avec son adversaire, qui de
son côté appelle tous les Français sans distinction
à le rejoindre, dans une dialectique exclusivement républicaine.
Alors oui, parlons d'Europe ; alors oui, parlons d'éducation
; alors oui, parlons de travail ; alors oui, parlons.
Que des lycéens apathiques se réveillent et se révèlent
dans une lutte antifasciste, c'est bien, mais nous ne sommes pas en
1933, nous ne sortons pas d'une guerre affreuse et aux traités
de paix iniques.
Qu'ils s'amusent, il fait beau. D'ailleurs, moi aussi, j'y participe.
J'ai toujours aimé ces foules aux jeunes filles si naïves
; mais dans toute foule sommeille un fascisme.
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