Lundi 24 septembre :
Je me remets de mon week-end. Je ne fais pas
grand-chose. Je finis une Choucroute, sans bière, sans vin blanc. Avec
un reste de Coca et beaucoup d'Evian.
En fin d'après-midi, je fais un tennis
avec une prof du lycée, qui était au lycée "Jean 23"
avec FV. Elle est surprise quand je lui montre des photos de l'énergumène
médiatique.
"Le plafond silencieux
Une nappe de brouillard, un océan de brume, on ne voit rien, on n'entend
rien, on ne sent rien, on ne comprend rien.
Un marais sans vie, morbide, livide, exsangue. On n'a ni peurs ni craintes dans
ce monde du silence.
Un monde de silence où la vie semble avoir déserté, avoir
disparu, s'être évaporée. Ni pesanteur, ni évanescence,
une sensation d'absolue solitude.
Le temps n'existe pas, n'existe plus. Passé, présent, futur s'évanouissent
dans cette dimension où le néant semble régner.
Y a-t-il eu de la vie dans ce brouillard ? Y a-t-il quelque chose hors de ce
brouillard ?
Toute intelligence semble être happé par lui, les idées
deviennent des chimères, des songes flous, puis morts.
L'imagination, fertile dans la multiplicité du monde, n'est plus rien
qu'un vieux souvenir monotone dans ce monde où les sens ne sont plus.
Le brouillard échappe à tout contrôle, à toute définition.
Il est statique, immobile et mort. Il trône dans le néant du rien,
il détrône l'ingéniosité humaine. Le brouillard est
la seule composante du brouillard. Pas d'inspiration, pas de divinités
dans ce monde, pas de conscience, pas d'art, rien, rien, rien.
Mais le brouillard existe ! On peut le sentir, paradoxalement, on peut le voir,
on peut l'écouter.
Je sais qu'il existe, qu'il n'est pas seulement un épouvantail, un croquemitaine,
pour effrayer les humains, les artistes et les enfants.
Je ne suis pas fou ! Non ! Ce monstre, compresseur du monde sensible et du monde
intelligible, existe, se manifeste."
à suivre.
J'aime beaucoup ce texte qui a le mérite de remplir ma page du jour.