Lundi 24 décembre :

Une petite virée dans le monde de Vincent Gallo, artiste contemporain. D’ailleurs, ce mois de décembre est un peu son mois à Paris. Du 5 au 12 décembre, le cinéma L’Arlequin proposait une rétro de ses films, acteurs et réalisateurs dont le sublissime " Buffalo 66 ". Et depuis le 8 décembre, une rétrospective de ses peintures et photos se déroule à la galerie Agnès B.
J’aime Depp, l’un des acteurs que je préfère, Basquiat, Warhol, Vincent Gallo est un lien logique. Lui, l’ami de Basquiat, membre de son groupe de musique. Ils tournent d’ailleurs tous deux dans le film documentaire, " New York Beat Movie " 1981 ou Downtown 81 (2000).
Dans le film de Schnabel éponyme au peintre de Brooblyn, il joue son propre rôle dans la scène du resto, chez M. Chow, sans être nommé au générique. Une image furtive.
Gallo, Depp, Kusturica et un film où les clin d’œil au cinéma sont multiples et très proches de mes goûts (surtout Arthur Penn). C’est " Arizona Dream " et le rôle de Paul Léger qui rêve de devenir une star. De cinéma.
Mais aussi dans " LA without a Map "où cette fois-ci c’est Depp qui apparaît en " uncredited actor ".
Des apparitions, des présences dans les " Affranchis " en 1990 dans un groupe Harry’s 70’s, dans " Nos Funérailles " (1996) de Ferrara.
Un suivi dans les films de Claire Denis, " Nenette et Boni " en 1996 et " Trouble every day " cette année, l’un des meilleurs du cru 2001, indubitablement. Mais aussi le film TV " US go home " (1994) avec une bande son signée Yarol Poupaud (de FFF).
Gallo, artiste total pour son film " Buffalo 66 " où il gère tout jusqu’au design des chaussures des actrices, Angelica Huston et Christina Ricci. Sans oublier la bande son.
Un album vient de sortir de ses chansons ; Rodolphe doit me le prêter.
Gallo, c’est aussi, en dehors du New York de Warhol et Basquiat, le cinéma expérimental de Jonas Mekas, né un 24 décembre d’ailleurs. Bon anniversaire Jonas.
Mekas, ce n’est pas la première fois que je parle de lui, est un peu, avec Cassavetes, mais en plus " radical " un type qui faisait du " dogme " 30 ans avant le con de Danois.
Mekas, Warhol, Basquiat, Gallo, Depp, Kusturica, les liens s’enchaînent.
La différence avec Mekas, c’est que les films réalisés par Gallo sont des réussites picturales tandis que le cinéma " mal fait mais vivant " du Lithuanien nécessite un effort de visionnage.