J'ai eu une énorme chute existentielle ; j'avais super envie de me sauver, de prendre la porte. Comme le dit le boss, "ceux qui ne sont pas contents connaissent où se trouve la porte". Moi, le boss, il m'aime bien. Il me dit bonjour, et c'est rare.
D'ailleurs mes collègues ont senti le changement, ils sont venus, quelques-uns, prendre de mes nouvelles, me demander si cela allait.
Ils ont bien conscience que ma folie est un peu tiraillée ici, mais bon, ils m'ont bien encouragé à m'imposer plus, vu qu'à la dernière réunion, j'étais présenté comme une "pièce essentielle" de la boîte. C'est cool d'avoir de gentils collègues, qui ont vu au-delà de ma fantaisie démonstrative et théâtrale.

J'ai repensé à ce que VTC m'a dit, de la chance de bosser par rapport à ceux qui galère, et puis, je ne suis pas et ne serai jamais écrivain ; et ces cons de YM et RC qui me présentent comme un écrivain, alors que je dépasserai jamais les petits poucras de mon "journal en live"...

Hier, je suis rentré chez moi, pour respirer, pour voir des arbres, je veux dire des forêts, des champs de colza et ce matin, dans le bus, dans la forêt de Malvoisine, j'ai vu un beau sanglier, chouette, la vie continue...

Je suis un peu dans le caniveau en ce moment, mais je ne cesse de fixer les étoiles....Ne jamais cesser de regarder ces putains d'étoiles, en rêvant de courbes barbaresques, d'arabesques sinueuses et chaudes, de Simoun acéré et poussiéreux aux éclats de vie condensés, putain, merde, ne jamais cesser de croire à la beauté d'un sanglier à l'orée du bois !

Voilà le manifeste, fœtal, de ma révolution permanente et punk...Dandy et clochard, plus Huysmans que De Esseintes...

De l'R
De la Révolution...intime et précieuse, profonde et totale, essentielle et existentielle...