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Je nécris jamais ce journal comme je laurais voulu,
comme je limaginais quelques instants plutôt. Généralement
dans le bus qui me ramène de la gare, à chez moi.
De quoi voulais-je parler dans mes pensées autoroutières,
quel sentiment vagualamait en moi ?
Un sentiment de frénésie, je pensais à Marjorie,
à Éric, devenu en un appel, en une réunion, en
quelques mots, PDG de Virgin EMI (Des " Sex " à "
Air "), à la belle inconnue du bus qui ce matin, avec ses
copines, parlaient de leurs expériences gynécologiques,
du silence frustrant de Marjolaine, de mon dépôt du nom
BORDEL pour 274 euros.
Jétais
euphorique, comblé, écrasé didées,
de messages à envoyer, damis à contacter, de choses
à noter, illisiblement sur un bout de papier.
Et patatras, un mail reçu, vous blesse
Vous irrite, vous
déchire, vous lacère, vous transperce méchamment.
Un message de Marjorie, 995 messages envoyés en quelques jours,
je les ai enregistrés ce matin, me renverse littéralement.
Jai les yeux larmoyant de RAGE. Je réponds, furibond, blessant,
et mauvais. Bête, je suis. Bête et laid. Comme avec Marjolaine,
jeudi dernier
Blessé, meurtri, je me métamorphose
en ogre aigri.
Puis
Un message enthousiaste de Philippe, et je me rappelle à son
chameau sauvage, et je reprends très vite un sourire, et un sentiment
de honte mhabite. Je men veux de ma réaction canine
avec Marjorie. Quel songe surréaliste avec elle ! Et jai
encore tout gâché par mon impulsivité et mon sentiment
absurde dAbsolu
Elle
me répond, je mexcuse
Nous sommes repartis pour plus
de 300 mails jusquà minuit. Je finis la conversation le
sexe érigé comme jamais, je bande comme un fou, cela minquiète
ce priapisme " constant "
Nos mails touchent une grâce
érotique
Je garde précieusement ces discours dune
histoire fabuleuse.
Marjorie habite mon cur, souffle mes pensées, loge dans
mon crâne, dicte mon souffle. Je ne peux fermer lil
sans limaginer douce et lascive, sans lidée de ma
langue sur, dans, en son sexe
Rien à faire. Je suis possédé.
Enfin
!
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