Je
commande une assiette de fromages. Le serveur me tutoie. Je suis déjà
bien faible, il la bien vu, lui, le tutoyeur. Que je suis un petit.
Quon tutoie. Cest
mon baptême à la palette. Jarrive en footing, car
courir me permet daller plus vite. Et jai un quart dheure
de retard ; jai voulu faire le kéké en prenant le
bus. Me saute dans les bras, Florian, qui déjeunait là,
en blonde compagnie. Je retrouve Thomas, Juliette, et Émilie.
Thomas
dépose son manuscrit à Fred
Tout le monde disparaît
Juliette, chez Horay, Émilie, restée à la palette
avec Emmanuel (Kant), Thomas, parti en course à la gare, Fred
avec Oberlé. Je suis tout seul dans le bureau. Jouvre la
fenêtre pour évacuer lodeur dégueu du cigare
du fort monsieur. Je bouquine la suite du roman de Thomas. Sébastien
qui ma accueilli pour la soirée fait la sieste, un quart
dheure, il a une conférence avec Badiou à 20h. Le
temps dengloutir une banane. Mais avant un maquereau. Il est fou
ce Sébastien, toujours en train de bosser, de concevoir, de mettre
ses doigts dans le nez. Cest nimporte quoi le dernier point.
Sébastien, il sest se tenir. Dès fois, je dis nimporte
quoi. Cest vrai. Avant
de commander un menu Mac Do, je passe quarante-quatre minutes au téléphone
avec Juliette. Bravo. Déjà que ce matin, jai reçu
une lettre dOrange qui me réclame 1000 euros passés
! Jai pas payé mon téléphone depuis août
2001. Le changement en Orange. Je suis mal barré ! Tout
ça pour finir allongé, et en état de sommeil. Sébastien
écrit en italien à une fille en Italie ; il est toujours
en train de réfléchir. Il est doué pour les langues.
Ainsi que pour le bricolage et pour mettre ses pieds en lair.
|