Cotonneuse, flagellante matinée, tout comme la défense fragile d'une équipe de France déjà vieillie face à une Asie adolescente et triomphante, une barre dans le crâne, unique et seule conclusion d'une nuit de beuverie en dancefloor improvisé, mais l'envie absurde de mater ce match entre le vieux cosmopolitisme européen et la naissance d'une puissance, les grands vieux contre les petits jeunes, multi chocs, une explosion d'atomes...
Couché bien tard, avec qui je suis rentré ?, j'étais à Montreuil dans les locaux d'une boîte de prod, c'est ça, je crois, je dansais entre vin rouge et bière blanche, une brune, berbère et latine, pulpeuse et élégante, chavirait mes sens absents, absinthe dirait l'homme à la tête de chou, putain, une blonde dynamitée tourbillonne autour de moi, est-ce elle ou moi qui bouge aussi vite ?, je finis dans une crise de boulimie sur une pauvre assiette de jambon fumé, C., un pote, roule joko sur joko, c'est quoi, tous ces drogués ?
Alors oui, je suis rentré, je me suis couché, j'ai bien essayé de zapper sur un film de boule, il y en a jamais aux heures de rentrée de soirée, sont cons les programmateurs, c'est à 5h qu'il faut passer du luc, du luc et du luc.
Mais bon, je me suis endormi, ça a été plus fort que l'envie de se branler...
Ce matin, mon horloge naturelle, trop bonne, m'éveille à 10h40, pour mater ce con de match de foot, je nomade ma couette dans le salon, et allume le poste, et tombe sur une pub, zappe et NR apparait au côté d'un ange, une brune enivrante, je me gratte les couilles, ouais, c'est le bon et le beau, et le juste ?, Nico, avec Héléna, ils parlent de son bouquin, dont il lit des extraits, des extraits transcendés par une lecture précieuse. Faut faire attention aux trucs qui brillent, des fois, c'est du toc.
Merci Nico de ce réveil, m'en fous si on perd...