A Nico, vers 14h45.

" NICO, je ne serai plus HUMANISTE

Une jeune fille m'écrit, je note sa rigidité, son manque d'imagination, certainement une petite grosse intello, mais, je sens aussi sa détresse, sa tristesse, Chevalier Blanc, je réponds, j'invite à déjeuner, je paie...
Je paie cher, quelle peste, chiante, laide, détestable....

Bordel !

Heureusement en me rendant à ce merdier, j'ai croisé Estelle, Desanges, ouf, un gain pour une perte, une beauté volée pour du temps perdu. "

Je rentre VNR de ce déjeuner, perte de temps, j’aime pas ça, fille laide (pas bien grave), mais gravement antipathique. Quelle monstruosité cette fille, hideuse, on dit que je ne parle que de jolies filles, en voilà, du gravas. Et ce visage bovinesque, croisement d’un Philippe Seguin avec ce crapaud qui avalait le meneur d’une farandole dans un clip en dessins animés.

Se calmer. Anso dit y a bien un truc positif ? Oui, la rencontre furtive avec Estelle, moi, me dirigeant vers ce qui allait être mon pire souvenir humain depuis très longtemps, et elle, montant dans un taxi.
Je rentre dans le hall de betc, je la vois, petite, difforme, putain, c’est pas gagné. Oublier ce monstre de bêtise, toujours sa gueule en mémoire, CAUCHEMAR, titrais-je mon mail à Nico. Comment a-t-il pu passer une soirée avec ce truc qui ne sait que dire " faut pas " et faire des mous de batraciens immondes.

Quelle horreur ! Je ne méritais pas ça… Une bête duveteuse, au cou imaginaire, créature sans imagination, putain, Nicolas que faisais-tu avec ça ?
J’ai pensé à l’esquiver, je Voulais l’esquiver suite à ces messages d’une prétention corrélative à sa laideur, " notre déjeuner est un non événement " ; je voulais lui poser un lapin et répondre à son mail d’indignation, " voici un événement ". Mais ce groin sur pattes appelle l’agence, je suis piégé.
Je ne voulais que l’aider, aider une fille amoureuse. A la fin du repas, excédé par sa bêtise mêlée de méchanceté, j’expliquais à la créature (monstrueuse) qu’une fille qui prétendait à tant de raison, de logique, de cartésianisme, ne pouvait pas ne pas voir qu’elle était perdante sur ce coup-là. N’a-t-elle pas de miroirs ? Bordel ! N’a-t-elle pas la conscience d’être une CONNE, sans intérêt hormis celui d’être hideuse de surcroît ? Hein, machin à vagin, ne vois-tu pas que tu es laide, conne et prétentieuse ? Que tes mous face à l’humour, l’esprit, la franchise sont les plus ignobles spectacles de la Création ?

Bordel, quel affreux souvenir.

[Dans le train, je regarde pour la première fois eXistenZ, le film qui a inspiré le nom de la revue de Chloé. Ça parle de jeux, de jeux vidéos, je ne savais pas, et je comprends mieux. L’un des producteurs s’appelle Serendipe… comme l’île où l’on va pour ne rien chercher et y trouver quelque chose que l’on ne cherchait pas. Ça colle à l’idée du film, que cherchons-nous ?, où le cherchons-nous ?, est-ce une île (rêve) ou pas (réalité) ?

Chez moi, lettre de " menace " d’Orange.

Demain, je retravaille sur un scénario de Jeu pour Orange.]