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NICO, je ne serai plus HUMANISTE Une
jeune fille m'écrit, je note sa rigidité, son manque d'imagination,
certainement une petite grosse intello, mais, je sens aussi sa détresse,
sa tristesse, Chevalier Blanc, je réponds, j'invite à
déjeuner, je paie... Bordel
! Heureusement
en me rendant à ce merdier, j'ai croisé Estelle, Desanges,
ouf, un gain pour une perte, une beauté volée pour du
temps perdu. " Je
rentre VNR de ce déjeuner, perte de temps, jaime pas ça,
fille laide (pas bien grave), mais gravement antipathique. Quelle monstruosité
cette fille, hideuse, on dit que je ne parle que de jolies filles, en
voilà, du gravas. Et ce visage bovinesque, croisement dun
Philippe Seguin avec ce crapaud qui avalait le meneur dune farandole
dans un clip en dessins animés. Se
calmer. Anso dit y a bien un truc positif ? Oui, la rencontre furtive
avec Estelle, moi, me dirigeant vers ce qui allait être mon pire
souvenir humain depuis très longtemps, et elle, montant dans
un taxi. Quelle
horreur ! Je ne méritais pas ça
Une bête duveteuse,
au cou imaginaire, créature sans imagination, putain, Nicolas
que faisais-tu avec ça ? Bordel,
quel affreux souvenir. [Dans
le train, je regarde pour la première fois eXistenZ, le film
qui a inspiré le nom de la revue de Chloé. Ça parle
de jeux, de jeux vidéos, je ne savais pas, et je comprends mieux.
Lun des producteurs sappelle Serendipe
comme lîle
où lon va pour ne rien chercher et y trouver quelque chose
que lon ne cherchait pas. Ça colle à lidée
du film, que cherchons-nous ?, où le cherchons-nous ?, est-ce
une île (rêve) ou pas (réalité) ? Chez
moi, lettre de " menace " dOrange. Demain, je retravaille sur un scénario de Jeu pour Orange.]
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