Jeudi 27 décembre :
Depuis que mon modem a grillé début
novembre occasionnant un arrêt de plus dun mois de ce journal, je
suis moins enclin à lécriture de ce dernier. Ce temps dindisponibilité
a un peu cassé le truc, lintérêt. Sans oublier leffervescence
surréaliste à propos de mon site par des proches (géographiquement)
de moi. Cest drôle de se dire que la plupart des personnes qui habitent
près de chez vous, que vous pouvez rencontrer lors de vos courses ont
un avis, erroné pour la majorité, sur votre travail décriture.
Passer pour un sale type nest pas une chose facile.
27 décembre, anniversaire de Marlène Dietrich, tout juste 100
ans. 1901, année qui voit naître également Walt Disney,
antisémite notoire en 1938, très " Mccarthy " dans les
années 50. Mais le " bon Walt " a réussi une domination
planétaire. Les enfants sont toujours la meilleure cible, tout se joue
à cette période. Jai toujours pensé quun bon
" Cobra " ou un " Gugu Gamno " débilisant étaient
de bonnes thérapies face à la lobotomie mièvre et consumériste
de Disney. Un excitant contre le Prosack.
1901, année de naissance de Lee Strasberg, le fondateur de " Actor
Studio ", Brando, Newman, De Niro, Al Pacino. En fait, je ne suis pas "
fan " de De Niro et de tous ces types. Bizarrement, je nai pas vu
les " Parrain ", où Strasberg fait sa première apparition
au cinéma (" Parrain II ").
Mais aussi, Louis Amstrong, Vittorio De Sica ou Claude Autant-Lara. Sans oublier,
celui que lon a vraisemblablement oublié Robert Bresson né
aussi en 1901 et mort en décembre 99.
Bresson fait chier, il aurait dû rester peintre.
Bresson est un drôle de type, " Pickpocket ", " Le procès
de Jeanne dArc " ou " Le condamné à mort sest
échappé " (objet dune question dans le " Trivial
", donc à retenir) sont ses meilleurs films à l'humble avis
dun type qui lit un dictionnaire du cinéma en ce même moment.
Cest cela qui mintéresse au cinéma, le mariage de
la peinture, de la littérature et donc du cinéma en tant quoutil
visuel. Bresson, mais avant lui Dreyer, mais après lui, Truffaut et désormais
Gallo. Avec des nuances, comme ils en existent en peinture ou en littérature,
mais usant d'une démarche artistique totale. Michel-Ange aurait été
un cinéaste de génie, un " John Ford " existentialiste,
un " Cecil B De Mille " révolutionnaire. Tandis quun
Raphaël aurait été un " Mankiewicz " accompli.
Et Welles, à quel peintre le comparer ? Je nen vois aucun. De Vinci
? Masaccio ?
Pour le moment, je viens de regarder "
Runaway Bride " de Garry Marshall (producteur de " Happy Days "
! !). Je kiffe les comédies sentimentales dans la lignée des productions
des grands studios des années 30-40-50, Capra, Fleming, Cukor, Wellman
Wise
Dailleurs Marshall habitué à faire des films sur le mariage
apparaît en figuration dans lépisode de " Happy day
" où Fonzie se marie. Déjà un signe.
Je reprends petit à petit des relations
avec mes amis du net ; mais les échanges en période de vacances
ne sont pas très faciles. Tout le monde déambule en famille, lentre-deux-fêtes
est toujours une période ennuyeuse. " Que faire le 31 au soir ?
" " Chez qui aller ? " " Il faut absolument que je trouve
une fille ? ", voici les genres de phrases, questions que jentends
le plus souvent.
Et pourquoi ? Pourquoi cette nuit serait plus " spéciale "
que les autres ? On devrait se fixer ce genre dobjectifs chaque jour.
Chaque jour, faire en sorte de le partager avec des amis, des gens que lon
aime, trouver la femme idéale.
Putain, cette quête est bien plus importante que toutes les merdes écrites,
malgré lui, par ce brave lord sud-africain de Tolkien.
Et pourtant, il y en a des trolls, des vilains farfadets, des sorcières
jalouses, des traîtres.
Perso, ma quête, elle est temporelle. Derrière moi.