Vendredi 28 septembre :
J'écris depuis presque un an déjà.
Un an d'écriture, de mauvaise ou de bonne. Je ne peux pas juger. Mais
un an de premier jet. Mes relectures sont terribles. Mais je préfère
écrire "beaucoup", avoir trois romans commencés que
de me jeter dans un seul.
"Héloïse" est presque finie (depuis août) mais je
n'y suis plus. "SM" va être génial, je me marre toujours
quand j'écris cette histoire glauque sur la vieillesse.
Et le dernier, dont aucun titre s'impose pour l'instant. Un truc sur la mort
(le temps) et la géographie française.
Je ne suis pas écrivain dans le sens
d'auteur publié. Mais je connais mes lecteurs, pour la plupart. Certains
textes ont été lus par Frédéric Vignale, Yann Moix,
Frédéric Beigbeder, Valérie Tong Cuong, Sophie Louboutin,
Daniel Cochin, Cyril Lejeau, Laëtitia Vermeulen, Luis de Miranda, Benoît
Duteutre, Alexandre Millon, Amandine Durand, Virgile Eve, Mylène Koziel,
Pascal Jouquet, Sébastien Olivet, Arnaud Leguern et des anonymes tombés
sur mon site par hasard, par liens, par erreur. Et dernièrement Régis
Clinquart.
C'est bien de "connaître" ceux
qui lisent ces mots. Le texte de Daniel Cochin est l'un des plus beaux cadeaux
que l'on m'ait fait.
Je considère Yann Moix comme le meilleur écrivain français.
C'est un type, que je ne connais pas vraiment, d'une intelligence rare, voire
effrayante. Il me fait flipper parfois.
Je suis heureux de pouvoir correspondre
avec lui. Lors de mes passages de cyclothymie, je devrais penser à la
chance que j'ai de connaître Yann. Un écrivain brillantissime.
Très heureux de converser aussi avec Clinquart, "Apologie"
est une merveille. Un truc glauque, dur, c'est vrai, un truc déprimant,
drôle aussi. L'un des livres qui donnent envie d'écrire. C'est
Beau mais jamais le livre ne t'écrase. Une transcendance, ce bouquin.
Je conserve la plupart des mails. C'est fou
ce que l'on peut écrire en mails. Je retrouve souvent des passages très
intéressants dans les mails que je reçois.
Mes "meilleurs" mails semblent être ceux écrits pour
Valérie. Une amitié est née d'un regard et d'une si belle
correspondance. À la première vision, j'ai su que nous serions
amis.