Qu'est-ce que c'est ces messages ?
Des messages de gars de "Cancer", l'un m'annonce un lien de leur site au mien et l'autre leur déclaration de guerre au petit Nassif. Le "petit Nassif" étant l'élément triomphant en ce moment dans le landernau des soirées parisiennes des "précaires" des métiers de la Com'.
Amis fauchés, voilà votre guide !
Je n'ai pas encore lu le "n°62", je l'achèterai à la gare de Chessy. Je lirai l'infamie dans le RER. À priori, le gars de Tech s'en prend à "Cancer" (et à d'autres zines) sans signer son article. Bref, ça intéresse qui ?
Hormis moi, personne dans mon entourage ne lit Tech ; en général, tous mes potes détestent, mauvaise maquette, illisibilité du message, branchouillardises à deux balles…

Gare de Chessy, le "n°62" est en kiosque. Alors, c'est quoi le propos du petit "hypé" ?
Mouais, rien de transcendant, là-dedans. Je sens le truc, le petit a trouvé une expression que le faisait bander, ici "céliniensituationniste", et voulait faire connaître sa trouvaille. "J'ai trouvé un nouveau concept, et hop, il faut que le monde (dans son cas 30 000 pélos parisiens) le sache, et comprenne mon génie !".
Bien sûr que ton expression, "elle est terrible" gamin. Mais bon, était-ce nécessaire de s'en prendre à ces petites parutions ?
D'ailleurs, je ne connais pas les autres, ni "Chronicart", ni "Immédiatement"…
Ce que j'ai lu de "Cancer" avait quelques qualités, mais rien qui me renverse de ma chaise, bien ancrée dans ma lourde moquette.

C'est le dernier jour de l'expo des photos de CD, la girl du nouveau magazine "Média" (y a-t-il un "s" ?), j'ai proposé à VTC de venir, pas de réponse, à Fanny, silence radio, à Amandine, nada.
Je me dirige donc seul au "Zango", rue Daguerre. Drôle, je quitte le boulot, boulevard St Martin, là où habitait Louis Jacques Daguerre, l'inventeur de la photographie avec Niepce, pour me rendre "rue Daguerre" pour mater une expo de photos. Jolie coïncidence.

Je me décide pour y aller en RER, par une correspondance aux Halles. C'est assez affolant l'odeur de putréfaction qui émane de cette station ; c'est bien le cœur, le cœur pourri de la capitale. Je suis en apnée jusqu'à Port-Royal, je descends à la prochaine.
Le soleil et un peu d'air "frais" m'accueille à la surface, je respire enfin. Maintenant, un autre problème se profile, où se trouve la rue Daguerre, quelle direction choisir ?
Je mate des plans sous les abris de bus, et ainsi, essaie de me repérer. Du premier coup, je suis un boss, je tombe sur un boulevard, et un café qui se nomme très justement, je le souhaite, le "Daguerre".
Bien sûr, le truc est au n°58, et je suis au n°1…faut marcher bonhomme. Pas de problème, la marche, ça me connaît. Et 500 m, c'est vraiment du flan.
Je passe devant une librairie pour enfants, "Les livres d'Alice", amusant et tendre, ça me rappelle le prénom et la cyberchambre de la fille de Sandrine, "Sandy" pour les intimes.
J'arrive au "Zango", chouette, du monde, beaucoup de monde autour du petit comptoir. Un rapide coup d'œil pour voir si je vois l'une de mes conviées, nullement, si je vois un endroit où me cacher. Sans oublier de zieuter les photos de CD.
Cool des photos du désert, Chamsin, Sirocco et Simoun, les roses des sables, les yeux bleus et les scarabées.
Je suis venu sans bagages, pas de livres, pas de carnet à spirales…Je vais me faire chier. Le barman me salue, la serveuse me demande ce que je veux, "fumeur ou non-fumeur", non-fumeur, "pour dîner ?", oui, "combien de personnes", moi.
Je choisis une petite table dans un coin, près d'une bibliothèque de revues de géographie et de voyages. Chouette, me voilà sauvé.
Je me lève, après avoir commandé à la jolie rousse, enfin il semblerait, une bière, une pression, un demi. Elle m'apporte mon verre et la carte. Une belle carte. Une belle serveuse. Genre anglaise, mais belle.
Quelque chose de charmant, un joli filaire gracile. Bon, et les photos ?!
Je fais vite fait le tour du resto, des non-fumeurs aux fumeurs, en évitant une girl et son chien, une race anglaise aussi, avec un museau allongé et des petits yeux.
C'est pas facile de mater des photos dans un bar, tout le monde te bouscule et la lumière est plus que bof.
Entre parenthèses, pour les courbes de la serveuse, essentiellement celles de son cul, je parle de filaire, de tracé et non de cet immonde vers des pays chauds et humides qui pénètre l'épiderme de la peau sur les plages de Cayenne ou d'Abidjan, où sais-je encore. Rien de dégoûtant chez cette anglaise-ci. Parenthèse fermée.
Je commande la formule "plat + verre", un "Marco Polo" et une pression. Exquise, vraiment très jolie cette serveuse british paumée dans ce bar "exotique" à forte tendance mexicanos.
J'ai trouvé une nouvelle occupation ; VTC, non venue, Fanny, toujours "morte", et Amandine, rien. Je vais bouquiner des livres d'Art, et par moments, mater la serveuse, qui connaissant ses avantages coquins se cambre à plaisirs. Parfait, c'est un programme tout à mon goût : plats délicieux, quelques livres et une jolies poupées, un peu rouquine, câlinement pimentée. L'Intégrale d'une bonne soirée. Une bonne soirée de frustré. Mais Heureux ! Le frustré.