Samedi 29 septembre :

Bilan de 26 ans passés à rien…

Petit, pas vraiment de souvenirs. Je me souviens de la cours de récréation de la maternelle, du dortoir et des matelas posés au sol, de Mme Crevette, de Jean-Paul, Nicolas, Valéry, et les autres, Tony Galobona, Frédéric Masson, la petite Karine qui pleurait tout le temps et du grand dont la tête tombait
Je me souviens du rocher planté dans le jardin, de Bambi peint sur le mur de ma chambre, je crois. Je me souviens des dessins de mon père, du Goldorak de Faremoutiers, de ses grosses lunettes et du sourire de ma mère.
Je me souviens de la véranda de mes grands-parents, de Zorro, le chien noir, de Méméto, mon arrière-grand-mère.
Puis le primaire, à Pézarches, à Hautefeuille, avec les Parisot à Touquin, les jeux du Landy, Sandrine Séjourné (première fille vu toute nu vers 9 ans avec un Parisien du week-end), Sandrine Jean et ses beaux yeux bleus, les Delegrange, 11 garçons et 1 fille, les frères Ruelle qui nous faisaient chanter le Parisien et moi en raison de la mise à nu de la petite fille dans un champ près de chez eux.
Nicolas était un petit ventru, Benoît le fils du médecin, Jean-Paul le Portugais, et moi le divorcé.
Les meilleurs de la classe de CM2 avaient la chance de jouer au TO7 ! Jean-Paul n'y a jamais joué !! (sic). Les joueurs les plus réguliers étant Nathalie Manga et Benoît, parfois Nico et moi.
Avant les Parisot, on avait supporté Mme Bénabe, une grosse qui ne se lavait jamais (toujours pas d'ailleurs). C'était à Hautefeuille, une classe dans un préfabriqué, derrière un étang, devant une grande cour où régnait le balaise Denis (qui est désormais vigile au Leclerc de Coulommiers). Les premiers bisous à Sandrine Séjourné (déflorée à 11 ans par Lescoule, bien plus vieux), les bagarres des "gentils" contre le Gros Denis. Les tartines de lard de Valéry firent la différence, Gros Denis fut défait.
Les Golios qui étaient pensionnaires au domaine d'à côté nous filaient la pétoche, surtout celui habillé en cow-boy.
Je sais plus trop ce que l'on matait à la téloche, Chapi-Chapo, Goldorak, Spectroman. On ne manquait pas un seul Disney (rares à l'époque). On jouait au Big Jim, aux Playmobils ou Lego; j'avais encore des Nounours catcheurs (qui se battaient sur le lit de la chambre de mes grands-parents).
Les plus doués faisaient des Scoubidous. Moi, je me contentais d'acheter des pochettes Surprises Partys.
C'était la mère de Frédérique, la boulotte, qui était la boulangère. Elle vendait des jouets en plastoc et des bijoux de pacotille. Je piquais dans le porte-monnaie de ma mère pour acheter des bijoux de merde à Sandrine Séjourné. Déjà une mini-pute à 8 ans !
Au collège, les premiers livres de cul avec Stéphane Lairaudat dont un poster géant de Samantha Fox ornait un mur de sa chambre, les CPPN, les débiles brutos qui nous traumatisaient, les premiers cours d'anglais, les magnifiques seins de Mme Lab.
On aimait X-OR, le shérif de l'espace, les Chevaliers du Zodiaques, Bioman et Juliette, je t'aime. On découvrait Star War sur la Cinq et Top Gun au cinéma. Mais aussi les frères Duke et Rosco, K2000 et les après-midi du Samedi avec Manimal et la Quatrième dimension.
On bandait sur Dorothée et Ariane ou sur les copines de Cobra. Lairaudat nous filait des conseils et des magasines (qui formaient un deuxième sommier sous son lit).
Je me souviens des jeudis soir sur la Cinq avec les émissions de Playboy.
Au lycée, guerre du Golfe, explications de Chevalet, les cheveux hirsutes de Durand et les miens qui poussaient.
Les années lycée sont les années Ingrid Borel. Rien de spécial, grande descente vers le néant, jean troué, t-shirt des Doors, cuir rouge réversible, dock au drapeau anglais et beaucoup de Leffe Spé (avec de la prune). Pas de fume mais un max de tise.
C'est la rencontre avec un nouveau groupe de potes, d'amis qui se superposait au premier (Jean-Paul, Rodolphe, Nicolas, Stéphane Lairaudat, Benoît). Je rencontre au lycée, Sophie, Judicaël (qui nous faisait peur au début, un peu comme l'Indien dans Tom Sawyer), Cédric, Cyril, Pascal ou Sébastien mais aussi Fabien.
En fait, je connaissais tout le bahut, mais j'avais mes préférences. (Cette phrase est conne !)
Les jolies filles de l'époque ?
Le petit minois de Céline Brun, le visage scandinave et le corps longiligne d'Aude "jenesaisplus comment", Ingrid Borel évidemment, Aurélie Belko (charme et style), les gros seins de Caroline Dehupsche, d'Aline Gondard, le petit cul de Christine, la douceur de Nathalie, les cheveux bouclés et le reste de Virginie (?) et des petits morceaux pris ça et là.
J'en oublie des dizaines, mais ce sont ces noms qui me reviennent spontanément.
Il n'y a que Christine et Aurélie que je revois depuis le lycée. Nathalie, une très bonne amie, a disparu définitivement.
J'ai croisé Aline "bigboobs" à Rozay en août sur une terrasse, le hasard complet. Une des rares fois où j'allais à Rozay et elle sa seule visite pratiquement.
Le lycée, j'y suis toujours, jamais vraiment sorti.