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BON
ANNIVERSAIRE STÉPHANE, MOI, OUI, MOI
J'ai
27 ans comme Jimi Hendrix, Kurt Kobain, Jeff Buckley, Brian Jones, Jean-Michel
Basquiat, Janis Joplin, Jim Morisson, Otis Reading...
Nathalie
a ouvert les messages danniversaire dès vendredi, parce
quelle na pas dordinateur chez elle, et que le 29
tombe un dimanche, pardi, cest bien sa veine.
Pascal Bories, qui a squatté toutes les pages de Technikart de
ce mois (je ne lai pas encore acheté et lu, et posé
en dessous de ma table de salon avec les autres), me la souhaité
samedi.
Mais le premier, le jour j, cest Sébastien, lagent
secret dOttawa, fils spirituel de Bernanos et du rock désintégral.
Merci vieux, ça ma fait super plaisir.
Puis, ce fut le tour de mon père dans un message illisible de
son Alsace décevante, de François Lebovy, qui a crée
le SNOB, le site de
Beigbeder.
Ma mère, par téléphone, et un mail de Sophie Hay
qui sen remet à peine de sa soirée avec David Lynch
; jai bien écrit David
Lynch.
Ce sont des congratulations cybernétiques. Sébastien,
Laura et Pierre de lOntario (Canada, Cyril), François,
Belgique (au-dessus de nous, Cyril), Sophie (euh, autour de Paris).
Parmi les potes, Pascal avec qui jai passé ma soirée
de samedi à dimanche. Il soutient sa thèse en décembre
; cest sur les termites, et bien que cela !
Il me dit que dans son journal, on peut confondre Pascal et Bénédicte,
son amie et lui, avec Pascal et Bénédicte, couple damis
noctambules et hype. Il a peur que sa Béné
se méprenne et suive les tribulations branchées de Pascal
B pour celles de Pascal J. Elle devrait comprendre et savoir faire la
différence entre les deux énergumènes. Comment
confondre un journaliste hipster et un thésard sur la biologie
des strates terrestres ?
Cyril avec qui jai passé mon dimanche à faire du
VTT, tandis que lui volait avec sa voile, avec son parachute, accroché
à un vélo, à une voiture.
Jétais parti en VTT dans la forêt de Malvoisine (jhabite
le 7 rue de Malvoisine, comme ça). Il fait un super temps, je
vais méclater, la gueule dans une ornière ! Cest
presque sûr, ça. Bon, je pénètre par Hautefeuilles,
je crois reconnaître la voiture dAlex, mon oncle. Ma mère
mavait dit quelle irait aux champignons avec sa sur
et Alex.
Je traverse doucement la grande allée de pierres blanches, essayant
dentendre les gémissements de ce trio de dépressifs.
Jentends au loin, tout près ?, dans un fourée ?,
on ne sait jamais, des détonations de chasseurs. Je pédale
avec la trouille au ventre. Jappelle Cyril pour savoir sil
souhaite me rejoindre. Répondeur.
À un carrefour, japerçois des formes au loin. Mais
je suis myope. Je nose pas mavancer, si ce sont des chasseurs,
ils vont me faire chier, les cons. Je me pose sur un énorme tas
de bûches, en plein soleil. Je suis Delon, fier, satisfait, conquérant.
Sur mon tas de bûches.
Un VTT passe, une petite femme dessus. Moche. Je regarde dans le chemin,
toujours les mêmes formes, un tache rose au loin. Ça doit
être ma mère, en rose, pour pas que les chasseurs la prennent
pour une laie sauvage.
Je my rends. Cest bien eux. Ils clampinent, comme ça.
Un panier vide, euh, presque, que des panachés.
Je les raccompagne à la voiture, en cadence de procession.
Ma mère trouve un bolet près de la voiture. La vie est
belle. La vie est surtout assez simple.
Cyril mappelle, il me propose daller descendre à
la butte de Doue. Il fera de la voile, et moi du VTT dans la descente,
dans les près, dans tous les sens, de bas en haut, de haut en
bas.
Je dois le rejoindre sur la route, dans les bois, entre Hautefeuilles
et Faremoutiers, du côté du camp des gitans. Je salue ma
famille retrouvée. Je sprinte dans les chemins chaotiques ; il
y a un monde fou, des voitures, des motos, des quads, des chiens, des
poussettes, des boulistes, cest le BORDEL !
Je slalomme et hop sur la route ; joublie les cheveaux aussi,
ça pue ces bestiaux. Et cest archi con ! Il faut mieux
se méfier quand tu passes près deux.
Cyril
me rejoint au milieu de la grande route ombragée par les grands
arbres, survivants de la forêt. Le VTT dans le coffre, et hop
direction Doue, où nous devons retrouver Raymond et Nicolas.
Dailleurs, je suis bien utile à nos tribulations automobiles,
je guide la route à Cyril, qui na pas une boussole dans
la tête. Plus des Loubna, des Jessica, des Rabéa, des Ness
Ness et des rêves africains
Cyril
ne vole pas trop. Les cerfs-volants de Nico et Raymond, non plus. Je
pédale dans les hautes herbes, je descends, grimpe, drôlement
cool. Dans mes pédales sauvages, je découvre un pré
idéal, un type tente de senvoler avec son parapente jaune.
Je rejoins enthousiaste les amis.
Le
pré est un pur délire. Pas de pierres, de trous, je descends
à fond la caisse, et remonte en haletant. Les loustics peinent
à faire voler leurs trucs. On se casse donc à La Trétoire,
sur la piste dULM.
Cest parti, le VTT dans le coffre, on batifole avec deux petites
blondes, mais on met les voiles vite fait.
Sur
la piste, toujours pas de vent. Cyril sort son parachute, trouvé
quelque part, et laccroche à sa voiture (et non à
mon vélo, les salauds !). Lidée, cest de le
gonfler, de prendre de la vitesse, de saccrocher à la corde
et de décoller.
Cyril fait des bonds à deux trois mètres, et se bouffe
pas mal de poussière. Idem pour Nico. Cest Raymond qui
pilote le bolide qui dérape souvent avec la prise dair
du champignon de toile fine.
De
la pure sensation !
Cyril
me redépose chez moi ; mon père est là, ce soir.
Je suis un peu dégoûté, je rentre un peu tard, alors
que le pauvre est arrivé vers 17h. Nous naurons pas beaucoup
de temps pour discuter.
Mais bon, cest de ma faute.
Jean-Paul me phone, et je bois trop de champagne. Cest con, car
je mendors devant léquipe du dimanche, avec un mal
de crâne. Plus jamais de champagne (on dirait un postulat quotidien
de mon ami Pascal).
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