C’est par " un coup de jeune " en 1992 qu’elle débute à tout juste 20 ans et déjà toute pétillante. Elle enchaîne l’année suivante par un téléfilm, " les grandes marées ". Elle s’assied à une terrasse dans une " Histoire du garçon qui voulait qu’on l’embrasse ", ça devait être moi, mais à l’époque je passais mon bac et étais amoureux d’Ingrid. Je ne connaissais pas la petite Barbara, je ne me rappelle plus du nom des égéries de mes années lycée. La petite fait place à la " Grande petite ", toujours en 1994, elle joue Marianne dans "L’irrésolu ". Elle ferait certainement un plus beau buste que la conne corse. Avec sa moue boudeuse, ses grands yeux intelligents, la petite biche apparaît furtivement, comme un songe, dans " French Kiss ", Chirac emporte les présidentielles, nous sommes en 95. J’ai eu mon bac, j’entre en fac à Clignancourt.
Barbara déroule les téléfilms, c’est ce qu’on appelle l’alimentaire. Je ne sais pas si le repas était bon, mais y avait la quantité : " Facteur 8 ", "Terre indigo ", " Le crabe sur la banquette arrière ", " Famille Sapajou ", " Sapho ". Eh, on est arrivé en 97 avec " Sapho " que je n’ai pas vu, mais que je verrais bien. Un film " Né quelque part ", à Bordeaux pour la grande petite. Un retour chez les Sapajou, le retour de Justine.
1999, le choc, un double choc, " Hygiène de l’assassin ", la petite n’est pas seulement une " pouting girl " mais aussi une jolie paire de jambes. Et tout ça en plus d’un talent irréfragable de comédienne. Le second choc est le film de Pascal Thomas, que j’adore, " La dilettante".
Après le choc, l’électro avec encore les Sapajou ! " Sapajou contre Sapajou ". Barbara peaufine son portugais et tourne le film brésilien "Dia da Caça o ".
En l’an 2000, " un aller simple " vers mes 25 ans, elle tourne "l’enfant de la honte " pour la télé et interprète Éloïse. L’un des prénoms que je préfère avec Florence, et c’est justement une Florence qu’elle incarne dans " L’inconnue du Val-Perdu ", ça fait penser à la chanson de Bourvil, " Le bal perdu ".
Hormis deux interviews où sa voix, son phrasée et sa scansion avaient charmé mon imaginaire, l’une chez Ardisson, et l’autre à NPA, je n’avais pas de repères cinématographiques bien solides. J’ai tout de même dû voir ses deux meilleurs films, ceux de 99. Et elle s’impose à moi lors d’un zapping destiné.

Barbara Schulz

Vue cette semaine dans "Hygiène de l'assassin", dans un reportage d'EX en zappant par chance, et sur Kiosque en dérapant de nouveau sur la télécommande.