Qu’elle est la belle, avec sa petite lèvre drue, son petit nez fin, sous ses yeux bridés. Amandes longues aux noyaux noirs, noir de la terre, noir de la boue, noir de la nuit, noir de l’anus. Ma bite gisant sur ses lèvres, coussin dru où sont posées deux volutes qui se rejoignent en un trait parfait. Volutes qui finissent en ciselures exquises. Je caresse de mon pénis ses lèvres délictueuses, mon gland chatouille ses narines, petites excavations délicieuses. Ma bite voyage sur ce visage d’Asie. Il glisse le long de son nez, ses cheveux frissonnent sur mon gland, ou est-ce mon gland qui frissonne au contact de son jais hirsute. Je ferme ses paupières d’une caresse phallique. Glisse sur ses joues, tapote ses pommettes, elle entrouvre sa grande bouche, belle aussi lorsqu’elle est ouverte, lorsque les deux lèvres se détachent. Posée sur sa lèvre drue, plus épaisse, faite pour cela. Ma bite sent les volutes embrasser, embraser le pourpre, le rose et le violet. Bite posée ainsi. Rien d’autre. Posée, ici, car c’est ainsi que c’est écrit. Noir derrière paupière. Je sens son regard derrière le voile de la chair, trop léger, trop fin, émeraudes sombres sur moi, baise-moi. Posée, sur le coussin doux, dure des caresses des volutes, ma bite s’enflamme. Elle crache du feu. Dragon rouge, dans gorge rougeoyante.
Je jouis. Dans une bouche. Je jouis. Estampe orientale. Je jouis, et je ne t’ai pas touchée. Je jouis. Fantasme chinois. Je jouis. En Asie. Je jouis.