Dimanche 5 août :
Pavel est un bien beau vainqueur du tournoi
de Montréal, son discours mêlant anglais et français était
bien sympathique.
Pas autant que la fiancée délicieuse de finaliste Pat Rafter,
lui aussi un "good guy".
J'avais prédit Roddick, ce ricain à la gueule de gendre idéal,
Matt Damon et aux oreilles alertes à la Mat Dillon.
Roddick après un match solide face au
robuste Moya, qui au passage a fait un geste fabuleux sur un contre-pied du
ricain en prenant la balle d'un revers dans le dos, il bat Kuerten dans un match
moyen.
En demi, il perd face à la justesse du Roumain, Pavel. Le dernier Roumain
à avoir gagné l'open était le grand et fantasque Nastase,
j'ai toujours les pompes, rougies par la terre battue de Boca Chica.
Gambill, mon autre prévision, est tombé en 8ème contre
Ferrero, n°3 à la Race.
J'ai remarqué en regardant la série
Dune que l'uvre de Frank Herbert avait été influencée
par le film splendide (son meilleur) Lawrence d'Arabie de David Lean (1962).
En effet, beaucoup d'éléments concordent.
Dune/désert ; Yeux bleus de Lawrence/ Yeux bleus de Paul Atréides
; L'empire Britannique/ L'empereur de l'univers ; les Turcs/ les Harkonnens
; le pétrole/ l'épice ; José Ferrer qui joue le Bey Turc/
José Ferrer qui joue l'empereur Shadam IV.
Le moment où Lawrence revêt les habits des Arabes, il comprend
leur cause / le moment où Paul enfile sans problème la combinaison
des fremens.
Lawrence qui se prend pour un dieu/ Paul qui est le Muad'Dib.
Lawrence qui prend le port d'Aqaba à dos de chameau/ Paul qui prend la
cité d'Arakis à dos de vers des sables.
La fin diffère, le pauvre Lawrence retourne
mourir seul en Angleterre après avoir échoué dans sa volonté
de créer l'unité Arabe, trahi par le prince Faycal (Alec Guiness,
toujours, après le colonel Nicholson du "Pont de la rivière
Kwai" et avant le général Yevgraf du "Doctor Zhivago").
Tandis que dans Dune, livre et film, Paul est totalement triomphant.
D'ailleurs David Lean, David Lynch, des confusions
éponymes.
Je me documente sur le cinéma américain,
des premiers films de Griffith, d'Eiseinstein, de Chaplin, de Cecil B de Mille
Dans l'encyclopédie Larousse, de nombreux articles font référence
à l'ouvrage de 1935 sur l'histoire du cinéma de Brasillach.
En me documentant sur Lean, je rebondis sur Cecil B de Mille, sur les premiers
films des années 20, de Griffith au parlant, de UA (1919) de Chaplin,
Pickford, Griffith et Fairbanks, de la MGM (vers 1920), de la Columbia (1925)
Je tombe sur Brasillach, qui me pose tant de souci.
Dois-je mettre un lien de mon site sur le site de l'association des amis de
Brasillach, ?
Dilemme et culpabilisation. Ce signe efface mes doutes.
Rien de ses romans ou de ses poèmes appelle à la haine ou à
l'intolérance.
Il a cru au fascisme par romantisme, par rêveries d'un poète claudélien.
Il a eu tort, il a été fusillé le 6 février 1945.
Il pensait que le nazisme allait détruire un régime qu'il détestait
celui du parlementarisme, je ne pense qu'il croyait en l'Hitlérisme.
Il avait 30 ans en 1939, un jeune homme
L'ARB est dirigée par des personnes qui
ont toujours été courtoises avec moi, dans leurs courriers, sans
jamais avoir des propos tendancieux.
Je leur fais donc confiance. Que des fous se cachent dans ses adhérents,
je n'en suis pas responsable.
Je ne considère pas 45 comme une victoire.
En effet, la folie de Hitler a été éradiqué, mais
les vainqueurs, les Yankees ne sont pas vraiment mieux.
En effet, le Nord en 1861 avait, par une guerre, vaincu le Sud esclavagiste.
Mais la ségrégation dura jusqu'en 1968 ! (et dure encore)
Le Nord (industriel) n'a pas fait la guerre pour s'opposer à l'esclavage,
son racisme était aussi répandu. Mais pour imposer au Sud (archaïque)
une révolution industrielle qui était inévitable.
La guerre fut un moyen d'asseoir ce nouvel état du monde : l'industrie
lourde.
Ces Yankees de 45, héritiers de ceux
de 1865, participent à la politique extérieure des USA, celle-ci
cumulant dans une abomination, tout aussi imprescriptible à mes yeux
que la Shoah, dans les massacres du Vietnam.
Racisme et horreur, des points communs avec
les défaits de 45. Des propos excessifs et débiles ? Mais j'en
ai de plus en plus conscience.
Cela ne veut pas dire que je soutiens les perdants de 45, pas du tout.
Hitler était un fou.
Mais j'ai tout aussi peur de ceux qui ne le sont pas visiblement.
Je renvoie au film de Kubrick, "Docteur Folamour".
Les généraux américains qui par folie amènent à
la fin du monde, et le docteur "nazi" père de la bombe qui
pense que la vie peut être partiellement sauvée.
Alors oui, le monde américanisé
est plus libre que l'Allemagne nazie ou que l'URSS. C'est vrai.
Mais est-ce suffisant pour s'en satisfaire ?