Je loupe toujours la fin de la chronique de la jolie Véronique Mounier. C'est un peu mon Emmanuelle. J'ai de l'esprit, ai-je pas ?
Pourtant j'ai le temps, le bus tarde à venir. Je suis toujours très en avance, c'est comme ça chez les anxieux.
Il pleut, ça commence normalement l'année. J'aime bien la pluie, le premier reflexe est de se dire qu'il fait bon, pas froid quoi. On s'appuie dans un coin de l'abri, on regarde l'eau couler dans les caniveaux, il y a toujours une pente. Le ciel au-dessus de la guirlande électrique est bleu fonçé. La pluie qui roule et le ciel ainsi donnent plus envie de s'ennuyer à la contemplation qu'à aller s'affamer au travail.

Je reprends la lecture de Kafka, interrompue ces derniers jours, assis seul dans le RER.
Près de moi, dans le box d'à côté, une blonde, au visage ravagée de fatigue, une jolie cambrure, assise sur sa fesse gauche, elle offre son autre cuisse à ma vision.
Très vite, une mémé s'assied près d'elle, je repars en Kafka. À Bry-sur-Marne, une mama black se pose près de moi, elle sent mauvais. Pourquoi pas. Mais surtout, elle machouille. Rien ne m'horripile plus qu'une mâchoire qui mastique ostensiblement.
Ce qui m'agace le plus, ce ne sont pas les fumeurs, mais les ruminants. Je réclame une salle à mastiquer, comme il y a des salle de fumeurs.
Je hais ces animaux-là.

À Val de Fontenay, il reste (ou il y a) 20 minutes. La première fois. Je tombe sur un article sur la télé-réalité, qui confirme ce que je pressentais il y a quelques mois. Il suffisait d’aller voir le site d’Endemol, et de zieuter chez nos voisins.
Humiliation et torture, la différence entre l’homme et l’animal ?

Devant la grille de la boîte, une jolie jeune fille. Je tape le code, triomphal sauveur. Dans le couloir, une autre jeune fille. De nouvelles stagiaires, enfin !

Pour FB, c'est la rentrée en direction littéraire aujourd'hui. Il m'invite à venir voir son nouveau bureau.

Du site du Seuil, je crois, je débarque sur un site Fabuleux : celui de Pierre Desproges.
Je ricane tel un bêta, ce qui a le mérite de faire rire mes collègues. À les open laugh !

Pour une fois, je ne peux m’empêcher de citer ce Grand écrivain :

Sébastien (d’Ottawa) qui lit régulièrement ce journal, m’envoie des infos sur William Sheller, et sur son petit copain Bruno, ex des Tolbiac’s Toads (que je ne connaissais pas)
Sheller a bien le look du petit neuske romantique....
Je suis donc parti sur un site consacré au Punk-Ska-Oï :
BB Doc, Snix, Infanterie sauvage, Komintern Sect, Reich Orgasm, RAS, Trotskids, Tolbiac's Toads…
J’en connaissais aucun : j’accroche sur le Ska prononcé de Snix et aussi son côté " Dead Kennedys "… J’ai envie de m’envoler en pogo dans mon bureau-bocal. Seule la paresse me retient, plus que la lâcheté.

Bises énormes à Laura, son amie, sa Lorelei, dont c’est l’anniversaire.

Presque minuit, je viens de naviguer sur le site échangiste que je fréquente depuis deux jours, en néophyte, béotien, curieux. J’y suis arrivé " par hasards ", en répondant à un mail collectif de noël envoyé par un vieil ami du lycée. Une femme m’a répondu, nous avons discuté, pour voir sa photo : ce site.
J’y suis allé, visité, amusé. Là, je viens d’écrire un message à une fille qui recherche des hommes imberbes, drôle, je viens juste de voir " Human Nature " de Gondry.
Hier à une pimbêche qui recherchait des hommes cultivés à l’orthographe sûre, je la taraudais de la fonographie (orthographe phonétique) d’Erdan, ami de Pétrus Borel, et de Baudelaire…

Aucune réponse. Je viens de mettre une photo ; pas de moi, d’un ami torse nu. Si tu te reconnais, je te rassure pas de visage, pas de sexe, tu as le droit de m’engueuler.